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Colposcopie : bref historique

Colposcopie : histoire, procédure et importance en médecine légale

La colposcopie est une procédure diagnostique permettant d’examiner le col de l’utérus, le vagin et la vulve. Ces structures sont éclairées et agrandies pour observer les lésions précancéreuses, prémalignes et malignes. À ses débuts, elle ne disposait toutefois pas des objectifs et des systèmes d’éclairage de haute technologie actuels.

Les études de cytologie cervicale et vaginale ont commencé en 1920 avec le Dr George Papanicolaou, dont le frottis de Papanicolaou porte le nom. Tout résultat anormal à ce frottis constitue une indication d’examen colposcopique.

Le mot « colposcope » signifie littéralement « regarder dans le vagin » : il associe « colpo », vagin, et « scope », regarder, ce qui décrit sa fonction.

À l’université de Hambourg, le professeur du gynécologue allemand Hans Hinselmann lui demanda d’étudier la surface du col utérin à la recherche de lésions de leucoplasie. Hinselmann comprit qu’un agrandissement était nécessaire pour bien observer ces petites lésions. Ses recherches sur le col et son imagerie par colposcopie commencèrent alors et se poursuivirent toute sa vie.

Il publia son premier article sur la colposcopie en 1925 et devint directeur de sa propre clinique gynécologique. Son premier manuel, publié en 1933, décrivait notamment des aspects en mosaïque qu’il identifiait comme des lésions précancéreuses.

L’histoire de la colposcopie commence en 1924. Les premiers essais rendaient cependant presque impossible un examen utile, en raison d’une distance de mise au point ne dépassant pas 80 mm et des difficultés d’éclairage. Hinselmann tenta d’y remédier en tirant le col utérin vers l’extérieur.

Le colposcope a historiquement été utilisé en gynécologie et, en partie, en médecine légale. Dans cette dernière discipline, la colposcopie conventionnelle de base est toutefois insuffisante.

En médecine légale, notamment lors de l’examen de victimes d’agression sexuelle, le recueil et la documentation adéquats des preuves sont essentiels au bon déroulement de la procédure judiciaire. Pour éviter les pertes d’indices, les confusions et une nouvelle traumatisation de la victime, il est recommandé de tirer le meilleur parti d’un seul examen physique médico-légal, par des méthodes non invasives et non traumatiques.

Un colposcope forensique bien équipé peut apporter des avantages à la personne examinée comme au professionnel. Il doit permettre l’imagerie dans les conditions et aux distances les plus difficiles. Outre le col, le vagin et la vulve, il doit pouvoir documenter les vêtements, la peau, les ongles, les cheveux, les effets personnels de la victime, les protections menstruelles et les préservatifs.

C’est le rôle du colposcope forensique multispectral polarisé ForenScope. Son système exclusif d’imagerie polarisée, son éclairage multispectral à bande étroite et ses filtres spéciaux peuvent garantir un examen complet et approprié des cas d’agression sexuelle.