Dans un article publié en 2019, Police and Security News souligne une évolution dans la collecte des empreintes digitales latentes par la police scientifique, qui délaisse les méthodes traditionnelles à base de poudre au profit de technologies d’imagerie optique sans contact. L’article présente le système d’empreintes digitales sans contact ForenScope comme un exemple de la manière dont les outils modernes changent la façon dont les empreintes latentes sont visualisées et conservées.
Les techniques traditionnelles de développement des empreintes digitales nécessitent souvent un contact direct avec les surfaces à l’aide de poudres, de colorants ou de produits chimiques, une approche qui comporte des risques de contamination de l’ADN ou d’endommagement des preuves fragiles. Le système d’empreintes digitales sans contact ForenScope élimine ces risques en fournissant une imagerie 100 % sans contact, permettant aux examinateurs de localiser, de visualiser et de capturer les empreintes digitales et palmaires latentes sans toucher la surface ni appliquer de réactifs consommables.
Le système d’éclairage axial intégré et le matériel d’imagerie haute performance fonctionnent indépendamment de la lumière du jour, utilisant plusieurs longueurs d’onde visibles pour révéler les détails latents sur les surfaces brillantes et non poreuses. Il est donc adapté à une utilisation sur les scènes de crime ainsi qu’à la documentation en laboratoire, permettant d’évaluer et d’imager les preuves sur place sans avoir à transporter les objets dans un environnement contrôlé.
Selon l’article, l’imagerie sans contact des empreintes digitales latentes permet non seulement de préserver les traces, mais aussi de faciliter l’analyse simultanée de l’ADN, des empreintes digitales ou d’autres examens médico-légaux, le tout sans risque de contamination ou de destruction inhérent à ces procédures.