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L’innovation au service de la criminalistique

Marques de morsures et de baisers

Bite Marks Kiss Marks Detection

Marques de morsures et de baisers

Les marques de morsures et de baisers apparaissent surtout dans les infractions sexuelles, les maltraitances infantiles et d’autres altercations physiques. Fréquentes dans les agressions sexuelles, elles doivent être mesurées et photographiées soigneusement pour permettre la comparaison ou l’exclusion de la dentition de l’auteur présumé. Chez les enfants, elles peuvent aussi résulter de violences entre pairs ou de jeux.

L’analyse des morsures constitue un élément important permettant de comparer la marque sur la victime à la dentition du suspect et à un prélèvement ADN effectué sur la zone. Une visualisation nette est nécessaire pour cette comparaison.

Si la personne présente une morsure ou rapporte un contact de la bouche de l’auteur avec une partie de son corps, ces zones doivent être écouvillonnées pour recueillir la salive et rechercher l’ADN. Des identifications positives ont été obtenues à partir de salive sur le corps de victimes. Après le prélèvement, des photographies avec règle métrique doivent être réalisées. Idéalement, un odontologiste médico-légal doit pouvoir examiner et documenter la marque, éventuellement par moulage en plus des photographies. Le médecin doit rechercher soigneusement les fibres, cheveux, verre, peinture et autres matériaux étrangers éventuellement transférés par l’agresseur.

Des morsures pouvant se trouver sur diverses parties du corps, toutes les preuves et photographies appropriées doivent être recueillies en un seul examen, sans traumatiser davantage la victime. Un appareil mobile permet de photographier rapidement les aisselles, le périnée et d’autres zones sous de nombreux angles, plus facilement qu’une caméra fixe. « Smartphone » apporte alors plusieurs avantages.

De la taille d’un téléphone de 6 pouces, « Smartphone » se manipule aisément d’une seule main. L’autre reste libre pour les écouvillons et autres instruments lors des prélèvements ADN, facilitant le recueil au bon endroit.

L’examinateur doit inspecter tout le corps pour ne pas manquer d’autres indices déposés par l’agresseur. Avec ses sources lumineuses de différentes longueurs d’onde entre 360 et 720 nm et ses filtres, « Smartphone » détecte des fluides invisibles à l’œil nu, comme le sperme, la sueur et la salive. Ces éléments intégrés permettent de sélectionner les conditions les plus adaptées pour examiner, recueillir et enregistrer les preuves avec un seul dispositif.

La taille de la lésion et des marques dentaires est importante pour identifier leur auteur. Elle peut indiquer s’il s’agit d’un adulte ou d’un enfant et orienter vers une agression sexuelle ou des violences entre pairs. La caméra multispectrale polarisée haute résolution et le zoom optique de « Smartphone » offrent une représentation précise et permettent des mesures fines. Les images et relevés doivent être conservés en sécurité. L’appareil peut classer et stocker des milliers de photographies RAW dans sa mémoire interne, puis les transférer vers d’autres supports numériques. Un fichier RAW regroupe des données non traitées, non modifiées, non compressées et non manipulées par l’ordinateur. Ce format est donc considéré comme le plus fiable dans les systèmes judiciaires internationaux et est admis comme preuve devant les tribunaux.

Figure : exemples de marques de morsures et de baisers