L’analyse de l’écriture et des documents, pratiquée depuis le XVIe siècle, s’est diversifiée en de nombreuses sous-spécialités. Déterminer si un document est l’œuvre d’une personne donnée figure parmi les opérations les plus courantes. L’examen forensique moderne repose sur des équipements avancés qui facilitent le travail des experts et leur permettent de détecter les moindres altérations. Les méthodes varient selon le document et les besoins de l’examen. Elles se répartissent généralement entre essais destructifs et non destructifs.
Les experts peuvent employer plusieurs méthodes simultanément. L’analyse non destructive est privilégiée, mais elle peut être combinée à des techniques destructives : un document traité chimiquement peut, par exemple, être ensuite examiné sous différentes longueurs d’onde.
Les scientifiques utilisent diverses sources lumineuses alternatives pour étudier les preuves. Les progrès technologiques favorisent constamment de nouvelles méthodes. L’analyse des encres, la vérification des signatures et l’examen des textes imprimés restent des activités majeures.
L’imagerie multispectrale enregistre les propriétés de réflexion spectrale d’un document dans le visible, l’ultraviolet et l’infrarouge. Les éclairages de différentes longueurs d’onde constituent les principaux outils d’examen non destructif, offrant aux experts de nombreuses possibilités de l’UV à l’IR.
Imagerie VIS (lumière visible)
La lumière visible couvre les longueurs d’onde de 400 à 700 nm. En haute résolution, les experts l’utilisent pour observer les altérations d’un document grâce à des photographies macro et micro de l’échantillon.
Imagerie UV (ultraviolet)
Les UV couvrent les longueurs d’onde de 100 à 400 nm. Le rayonnement ultraviolet permet d’observer et d’analyser les documents sans intervention physique.
Imagerie IR (infrarouge)
La lumière IR couvre les longueurs d’onde de 750 à 1 000 nm. L’examen infrarouge révèle des éléments invisibles à l’œil humain. Avec un éclairage et des réglages de caméra adaptés, les textes masqués et les ajouts ultérieurs deviennent clairement visibles.
L’IR aide à distinguer les encres : à certaines longueurs d’onde, l’une réfléchit davantage que l’autre et apparaît donc plus claire, tandis que l’autre semble plus sombre.
Les encres et les écritures peuvent être effacées de différentes manières. En ajustant les longueurs d’onde IR, les experts peuvent rendre les éléments effacés visibles et lisibles.
Un effacement mécanique laisse souvent de petites particules d’encre ou de graphite que l’imagerie IR révèle. L’examen de documents carbonisés n’est parfois possible qu’en photographie infrarouge, avec un résultat dépendant de l’encre et du degré de carbonisation.
Un examen optimal consiste à sélectionner ou combiner les 8 filtres et les 10 éclairages à bande étroite de la tablette forensique multispectrale mobile ForenScope. Pour des analyses plus détaillées, la tablette ForenScope DocEx propose 10 filtres, 33 options d’éclairage et différentes bandes lumineuses. Le changement de filtre et d’éclairage ne prend que quelques secondes, pour une analyse rapide et efficace.
La tablette forensique multispectrale mobile ForenScope facilite l’examen des lettres de menace, des variations d’encre, des textes raturés, des documents officiels et des pièces d’identité. L’accessoire ForenScope Darkroom bloque la lumière extérieure pour améliorer l’observation et obtenir des images nettes, précises et de haute qualité.


