L’authentification par empreinte digitale est une branche de la biométrie. Deux personnes, même de vrais jumeaux, ont des empreintes différentes. Elles restent stables avec l’âge en l’absence d’altération volontaire. Des formations spécialisées abordent leur étude. On distingue généralement trois grands motifs : arcs, boucles et verticilles, dont les petits détails individualisent l’empreinte. Une trace retrouvée sur les lieux peut être une empreinte apparente ou latente ; son exploitation aide les services de police dans leurs investigations.
La structure repose sur les crêtes papillaires et leurs pores, situés sur la face interne des doigts. Les crêtes résultent de l’organisation des glandes sudoripares et des terminaisons nerveuses sous la peau. Les pores libèrent la sueur, décrite ici comme contenant 98,5 % d’eau ; sa fraction résiduelle comprend un tiers de substances inorganiques — sels NaCl et KCl, chlorure de sodium, sulfates, phosphates et fer — ainsi qu’une faible quantité d’albumine (0,045 %), et deux tiers de substances organiques : acides aminés, urée, acides urique et lactique, sucres, kératine, choline, protéines, glucides, stérols, acides gras, glycérides, hydrocarbures et alcools.
Les empreintes possèdent des caractéristiques individuelles et peuvent être classées. Le nombre et l’aspect des crêtes varient d’une personne à l’autre. Le texte présente ces différences comme pouvant renseigner sur le sexe, l’origine raciale et régionale.
Il décrit aussi des différences entre sexes liées à la biochimie, la physiologie et l’anatomie. Selon cette présentation, l’espacement des pores et la finesse des crêtes permettraient une distinction avec un taux de détection de 75 à 80 %.
Méthode d’identification par empreintes digitales : C’est une méthode peu coûteuse, rapide et efficace. Le recueil sur des restes humains non identifiés peut toutefois être difficile en cas de décomposition, momification, dessiccation, gonflement ou carbonisation. Lors d’une catastrophe de masse, obtenir rapidement les relevés est essentiel. Différentes techniques permettent de récupérer les empreintes post mortem pour recherche ou comparaison.
Plusieurs méthodes s’appliquent au relevé et à l’identification après le décès.
La préparation thanatopraxique est notamment une technique d’amélioration des empreintes post mortem, pouvant être adaptée au délai et effectuée sur place.
Un traitement partiel des mains, ou Thanatoprint, peut fournir des empreintes de qualité même en décomposition avancée. Il est réalisable lorsque l’état de décollement partiel ou total de l’épiderme le permet.
Les systèmes d’imagerie sans contact et les tablettes 4K de détection des empreintes latentes sont conçus pour repérer différentes traces. Grâce à différents éclairages, ils permettent leur détection et leur photographie sans contact matériel avec le doigt.


