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L’innovation au service de la criminalistique

Identification des empreintes palmaires en sciences forensiques

Palm prints

 

Identification des empreintes palmaires en sciences forensiques

Les empreintes palmaires sont généralement considérées comme un moyen d’identification par les scientifiques. Elles sont devenues essentielles pour identifier les suspects. Les forces de l’ordre estiment qu’environ un tiers des traces papillaires de scène de crime proviennent des paumes. Elles sont particulièrement utiles dans les vols et les vols de véhicules : même lorsque les auteurs évitent les empreintes digitales, les traces palmaires peuvent permettre d’élucider les faits.
Ces indices peuvent jouer un rôle crucial dans l’identification d’une personne et l’établissement d’un lien entre le suspect, la scène ou la victime.
L’empreinte palmaire correspond à la face interne de la main. Elle comprend principalement les lignes principales, les lignes secondaires ou plis, et les crêtes épidermiques. Unique à chacun, elle diffère de l’empreinte digitale par des informations de texture, de creux et de marques utiles à la comparaison.
Elle combine deux caractéristiques uniques : les crêtes papillaires et les plis de flexion. Les premières forment des motifs cutanés munis de glandes sudoripares mais dépourvus de poils et de glandes sébacées. Les plis de flexion interrompent ces motifs dans les zones où la peau adhère plus fortement au derme. Ils apparaissent avant les crêtes pendant le développement embryonnaire ; les deux sont présentés comme invariants, permanents et individuels. Les plis les plus visibles sont les transverses distal et proximal et le pli transverse radial. Ils délimitent les régions interdigitale, thénar et hypothénar.
La partie inférieure, ou région hypothénar, laisse notamment une surface plus grande qu’un doigt sur l’objet ou le support, ce qui augmente les possibilités d’identification.
Les empreintes palmaires, surtout leur région hypothénar, couvrent davantage de surface que les empreintes digitales et offrent donc une probabilité d’identification supérieure.
Leur analyse contribue à établir l’identité de l’auteur. Elles se déposent sur presque toute surface : documents, murs, tables, bouteilles, verres, etc. Après une agression sexuelle, elles peuvent se retrouver sur plusieurs parties du corps.
L’analyse détaillée des empreintes digitales et palmaires est donc indispensable pour identifier le suspect et établir les faits. On les retrouve notamment sur les armes — couteaux, poignées, pistolets — ainsi que sur les volants et les vitres. Les traces de scène sont comparées aux suspects pour confirmer leur implication. Les différences entre sexes dans la densité des crêtes palmaires peuvent aider à identifier une main démembrée lors de catastrophes ou de meurtres de masse.
Les caractéristiques importantes sont la géométrie, les lignes principales, les plis, les deltas et les minuties. Largeur, longueur et surface sont facilement mesurables. La position des lignes principales et la forme des contours constituent des caractéristiques physiologiques essentielles. Plus fins et irréguliers, les plis se distinguent des grandes lignes. Le delta correspond au centre d’une région de forme triangulaire.
Comme les empreintes digitales, les crêtes et lignes palmaires constituent des identifiants biométriques uniques. Plus grandes que les doigts, les paumes possèdent en moyenne 1 000 caractéristiques d’identification, contre 100 pour une empreinte digitale. Leurs bases restent bien plus petites. En mai 2013, le FBI a lancé le National Palm Print System (NPPS) dans le cadre de l’IAFIS, élargissant fortement l’accès aux traces auparavant dispersées dans les bases fédérales, des États, locales et tribales.
Le NPPS fait partie du système Next-Generation Identification (NGI) du FBI et réunit images palmaires et identités associées. Cette ressource nationale sert aux enquêtes et aux affaires non résolues. Les services peuvent y soumettre les traces de scène pour rechercher une inscription dans NGI. La base contient actuellement plus de 20 millions d’identifiants palmaires uniques et plus de 42 millions d’images associées.
L’identification palmaire est une technique très répandue d’identification automatique fondée sur la biostatistique. Ses caractéristiques majeures ressemblent à celles des empreintes digitales : présence générale, permanence et unicité tout au long de la vie, sans possibilité de reproduction identique.
Lors d’une fuite de documents confidentiels, les traces palmaires latentes sous une signature ou une écriture peuvent renseigner sur l’auteur ou une falsification.
La plus grande surface de la paume offre davantage de caractéristiques de comparaison qu’un doigt. La qualité de l’empreinte reste toutefois déterminante.

Empreinte palmaire enregistrée avec 4K
La comparaison sert avant tout à identifier l’origine d’une trace de scène. La surface plus importante fournit davantage d’informations individualisantes. Elle permet aussi souvent de déterminer s’il s’agit d’une main droite ou gauche, alors que le doigt à l’origine d’une empreinte digitale n’est pas toujours connu.
Au-delà de l’identification, les traces palmaires peuvent éclairer les gestes : comment la trace est-elle arrivée là et quels mouvements ont été effectués ? Une trace de préhension suggère une activité différente d’une simple empreinte de main. Elles apportent ainsi une valeur supplémentaire par rapport aux empreintes digitales.
Dans de nombreuses affaires, quelques traces palmaires ont permis de déduire une activité. Elles renseignent parfois davantage que l’ADN sur les gestes commis, comme saisir un objet ou s’appuyer contre un mur. Leur forme peut indiquer une préhension, une flexion ou une poussée, et leur emplacement contribue également à l’interprétation.